Auteur : François Chedeville

Henri MITTERAND

Henri Mitterand, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, ancien pensionnaire de la Fondation Thiers, agrégé, docteur-ès-lettres, a enseigné successivement aux Facultés des Lettres de Besançon (1957-1965), Reims (1965-1968), Paris-VIII-Vincennes (1968-1978), Paris-III Sorbonne nouvelle (1978-1990), à l’Université de Toronto (1970-1993), à Columbia University, New York (1989-2004). Il est professeur émérite à l’Université de Paris III et à Columbia University. Il a consacré de nombreux ouvrages et articles à la littérature des 19e et 20e siècles, tout particulièrement à Zola, mais aussi à Balzac, Flaubert, les Goncourt, Maupassant, Aragon, Céline, etc. Parmi ses ouvrages : l’édition critique des...

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Retour sur deux motifs peints par Cezanne à L’Estaque

Geneviève Blanc   Tout le monde reconnaît que Cezanne est particulièrement fidèle aux particularités topologiques de ses motifs. On retrouve à l’Estaque comme ailleurs cette façon de faire. Ce qui est plus intéressant encore, c’est lorsque ce souci du détail permet d’identifier avec certitude le motif peint. Je développerai ici deux exemples: – Le viaduc à L’Estaque (R441-FWN156) de 1882 – La série des trois tableaux peints entre 1878 et 1879 à L’Estaque-Riaux, à savoir La mer à L’Estaque (R392-FWN122), La mer à L’Estaque derrière les arbres (R395-FWN120) et L’Estaque vu à travers les arbres (R396 –FWN121). Le Viaduc à L’Estaque Les auteurs d’un article (Reynaud-Prati) pensent qu’il s’agit là de la voie de chemin de fer peu avant le tunnel de la Nerthe. On retrouve en effet la voie qui traverse le tableau au premier plan de droite à gauche avant de s’infléchir pour passer devant cette maison. Autre élément en faveur de la ligne de chemin de fer, ce pylône en forme de V comme il y en avait le long des voies. Enfin, un document des années 1880 laisse apparaître une construction à quelques encablures de l’entrée du tunnel de la Nerthe. Reste que de nos jours, il n’y a plus de pylône et cette maison a disparu sans laisser de traces au sol. De plus le mot viaduc du titre est abusif car il n’y a pas de viaduc...

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Landscapes in the North and in the South

Landscapes in the North and in the South Pavel Machotka  The south and the north are two centers of Cézanne’s work, the former being the country of his birth and maturation, the latter the center of France’s art world, where Cézanne studied and met other young painters who would become his close friends. From early on, he divided his time between the two cities; his landscape painting was done in the vicinity of one or the other and only very rarely elsewhere. In the north Cézanne painted outdoors in a region extending roughly from Pontoise (30 km northwest of Paris), Chantilly (50 km north of Paris) to Fontainebleau (69 km to the south); and in his native south (le Midi) he worked in a smaller region extending from Aix-en-Provence eastwards to Le Tholonet, at 11 km) and to the south (L’Estaque, on the Bay of Marseille, at 20 km). These are in every sense the poles of his work, being separated by physical distance (roughly 750 km between Aix-en-Provence and Paris) and by culture (Aix-en-Provence as the historical center of its own, Provençal culture). The two regions differ in their geography and – for a landscapist – above all by their light; we call attention to their difference by listing them separately. The Midi landscapes have an abundance of yellow in the summer, the roofs of the houses are...

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Échos photographiques à l’œuvre de Cézanne

Échos photographiques à l’œuvre de Cézanne Jean Arrouye Originellement publié dans Cézanne, d’un siècle à l’autre, Marseille, éditions Parenthèses, 2006.   On n’est pas artiste au pays de Cézanne sans courir quelque risque de contamination esthétique ou sémantique de son œuvre par celle du peintre aixois, surtout si, photographe, on fait passer un jour la montagne Sainte-Victoire par son objectif. Non pas que cette montagne soit dans tous ses aspects chargée de réminiscences cézanniennes, ni que la photographie puisse parvenir à représenter la montagne telle que Cézanne l’a figurée, vraisemblable mais bien plus élevée sur l’horizon que ce qu’elle peut le paraître en photographie, ou irréellement réinventée par l’articulation de « plans représentés par des sensations colorantes » (lettre à Émile Bernard, 22 octobre 1904). Mais il est des associations qui paraissent caractéristiques de l’imaginaire cézannien, et les retrouver dans une création d’un autre artiste, même si cela ne résulte pas d’une intention préméditée, a pour effet,  chez ceux qui s’intéressent à l’œuvre de Cézanne, de convoquer le souvenir de celle-ci. Ainsi en va-t-il du Nu à la Sainte-Victoire de Pierre-Jean Amar. C’est une image très attentivement composée. Au premier plan, dans l’ombre, un corps féminin nu est étendu devant une fenêtre ouverte, ses courbes ourlées de lumière ; à l’horizon du paysage découvert par la fenêtre la montagne Sainte-Victoire dresse son triangle. L’exhaussement de la montagne se situe au droit de la...

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Société Paul Cezanne

Route Cezanne 13100 Aix en Provence

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